Détecteur de fumée

Protection de la maison

Détecteur de fumée : obligation, choix, pose et entretien

Depuis le 8 mars 2015, tout logement doit être équipé d’au moins un détecteur de fumée. La plupart des incendies mortels se déclarent la nuit, et c’est la fumée qui tue, bien avant les flammes : un appareil à quinze euros laisse les quelques minutes nécessaires pour sortir. Voici ce qu’impose la loi, qui doit l’installer, où le poser et comment le garder en état de marche.

  • Obligation depuis 2015
  • Où le poser
  • Entretien et test

1Ce que dit la loi

La réponse tient en une phrase : au moins un détecteur de fumée normalisé par logement, qu’il s’agisse d’une maison ou d’un appartement, d’une résidence principale ou secondaire. L’obligation est en vigueur depuis le 8 mars 2015.

  • Appareil conforme : marquage CE et norme NF EN 14604.
  • Puissance sonore : au moins 85 dB à trois mètres, de quoi réveiller une personne endormie.
  • Détecteurs à ionisation : interdits, car ils contiennent une source radioactive.
  • Sanction : aucune n’est prévue par les textes, et l’assureur ne peut pas refuser d’indemniser un incendie au motif qu’il manquait un détecteur.
Détecteur de fumée fixé au plafond
Un détecteur optique se fixe au plafond, au centre du dégagement.

2Propriétaire ou locataire : qui fait quoi ?

SituationFourniture et poseEntretien
Propriétaire occupantLe propriétaireLe propriétaire
Location vide ou meublée classiqueLe propriétaire bailleurLe locataire : test, dépoussiérage, piles
Location saisonnière, foyer, résidence sociale, logement de fonctionLe propriétaireLe propriétaire

À l’entrée dans les lieux, le bailleur vérifie que le détecteur fonctionne, ce qui se note dans l’état des lieux. L’occupant remet ensuite à son assureur incendie une attestation sur l’honneur indiquant que le logement est équipé ; la plupart des assureurs en proposent un modèle.

3Où poser les détecteurs ?

Le minimum légal est un appareil, placé de préférence dans la circulation ou le dégagement qui dessert les chambres. En pratique, un par étage est le bon niveau d’équipement, et un par chambre si les portes restent fermées la nuit.

  1. Au plafond, au centre de la pièce ou du couloir, à plus de 30 cm de tout mur. La fumée monte et s’étale sous le plafond.
  2. Loin de la cuisine et de la salle de bain : les vapeurs de cuisson et la buée provoquent de fausses alarmes.
  3. Loin des bouches de ventilation et des fenêtres, qui dévient la fumée.
  4. Sous une pente de toit, à une cinquantaine de centimètres du faîte, là où l’air ne stagne pas.
  5. Un par niveau dans une maison à étages, palier et sous-sol compris.
Dans le garage, la cuisine ou la chaufferie, un détecteur de chaleur est plus adapté qu’un détecteur de fumée : il ne réagit ni aux gaz d’échappement ni à la vapeur.

4Quel détecteur choisir ?

Pile scellée dix ans

Aucune pile à remplacer pendant toute la vie de l’appareil. C’est le choix le plus simple : de 15 à 35 €.

Pile remplaçable

Le moins cher, de 8 à 15 €, mais il faut changer la pile chaque année ou dès le signal de pile faible.

Interconnectés

Quand l’un détecte, tous sonnent. Indispensable dans une grande maison ou sur plusieurs niveaux. Par radio, sans câblage.

Connecté

Il prévient aussi sur le téléphone, utile en cas d’absence ou pour une résidence secondaire.

La marque NF, en plus du marquage CE, garantit des contrôles réguliers en usine. Vérifiez aussi la présence d’un bouton de test et d’une fonction de pause, pour interrompre une alarme intempestive sans retirer la pile.

Pour les personnes sourdes ou malentendantes, il existe des détecteurs reliés à un flash lumineux et à un coussin vibrant placé sous l’oreiller.

5Tester et entretenir

  • Chaque mois : appuyez sur le bouton de test jusqu’à la sonnerie.
  • Deux fois par an : passez l’aspirateur sur les grilles ; la poussière et les insectes faussent la détection.
  • Un bip bref et régulier : la pile est faible. Remplacez-la, ou remplacez l’appareil s’il est à pile scellée.
  • Tous les dix ans : changez le détecteur. La date de fabrication ou de remplacement figure au dos.
  • Jamais de peinture sur le boîtier, et ne le retirez pas pendant des travaux sans le remettre le soir même.
Quand l’alarme sonne : si vous voyez de la fumée, sortez, fermez les portes derrière vous et appelez le 18 ou le 112. Si le feu est dans la cage d’escalier, restez dans le logement, calfeutrez la porte avec des linges mouillés et manifestez-vous à la fenêtre.

6Votre logement est-il bien équipé ?

Le point sur vos détecteurs

Cochez ce qui est en place chez vous.

Votre niveau——
Priorité——

7Questions fréquentes

Le détecteur de fumée est-il obligatoire ?

Oui, depuis le 8 mars 2015, dans tous les logements. Il en faut au moins un, conforme à la norme NF EN 14604.

Qui doit payer le détecteur dans une location ?

Le propriétaire bailleur le fournit et l’installe. Le locataire l’entretient et remplace les piles pendant le bail, sauf en location saisonnière et en meublé de tourisme.

L’assurance peut-elle refuser d’indemniser sans détecteur ?

Non. Les textes ne prévoient pas de sanction et l’assureur ne peut pas se prévaloir de l’absence de détecteur pour refuser sa garantie.

Pourquoi mon détecteur sonne-t-il sans raison ?

Les causes habituelles sont la vapeur, les fumées de cuisson, la poussière ou un insecte dans la chambre de détection. Déplacez-le s’il est trop près de la cuisine et dépoussiérez-le.

Détecte-t-il le monoxyde de carbone ?

Non. Ce gaz est invisible et inodore, et demande un appareil spécifique : voir le détecteur de monoxyde de carbone.

À retenir

  • Au moins un détecteur NF EN 14604 par logement, obligatoire depuis le 8 mars 2015.
  • Le propriétaire fournit et pose, l’occupant entretient.
  • Au plafond, dans le dégagement des chambres, et un par étage.
  • Test mensuel, remplacement tous les dix ans.

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