Protection informatique

Protections diverses

Protection informatique à la maison : les bons réflexes contre le piratage

Faux messages, comptes piratés, fichiers pris en otage : les attaques visent désormais autant les particuliers que les entreprises. Bonne nouvelle, quelques réglages simples bloquent la grande majorité d’entre elles. Mots de passe, double authentification, mises à jour, sauvegardes et vigilance face aux messages : voici l’essentiel, avec un outil pour tester la solidité d’un mot de passe.

  • Mots de passe
  • Mises à jour et sauvegardes
  • Tester un mot de passe

1Les réflexes essentiels

Des mots de passe uniques

Un mot de passe différent par compte, long, et rangé dans un gestionnaire.

La double authentification

Un code sur le téléphone en plus du mot de passe : le compte résiste même si le mot de passe fuit.

Les mises à jour

Elles corrigent les failles que les pirates exploitent. Activez-les partout, y compris sur la box et les objets connectés.

Les sauvegardes

Trois copies, sur deux supports différents, dont une hors de la maison ou déconnectée.

Ordinateur portable protégé par un cadenas
Un ordinateur à jour et bien sauvegardé résiste à la plupart des attaques.

2Mises à jour, comptes et sauvegardes : le socle

La plupart des piratages de particuliers n’exploitent pas des techniques sophistiquées : ils profitent d’un logiciel non mis à jour, d’un mot de passe réutilisé ou d’un clic sur une pièce jointe. Cinq réglages suffisent à écarter l’essentiel du risque.

  1. Mises à jour automatiques du système, du navigateur et des applications. Un appareil qui ne reçoit plus de mises à jour de sécurité ne doit plus servir pour la banque ni les démarches.
  2. Compte utilisateur standard pour l’usage quotidien, compte administrateur réservé aux installations.
  3. Antivirus à jour : celui qui est intégré à Windows ou à macOS suffit s’il reste activé.
  4. Double authentification sur la messagerie, la banque, les impôts et les réseaux sociaux.
  5. Sauvegarde sur un support débranché ou dans un service en ligne : elle seule protège d’un rançongiciel.

Chaque point est détaillé dans nos guides mots de passe et double authentification et sauvegarde des données.

3Les services officiels en cas de problème

ServiceÀ quoi il sert
17Cyber (17cyber.gouv.fr)Guichet en ligne ouvert 24 h/24 : diagnostic de la situation et échange par tchat avec un policier ou un gendarme
Cybermalveillance.gouv.frFiches pratiques et mise en relation avec des prestataires de proximité labellisés
Pharos (internet-signalement.gouv.fr)Signalement d’un contenu illicite rencontré sur Internet
Signal Spam et le 33700Signalement des courriels et des SMS frauduleux
PercevalSignalement d’une fraude à la carte bancaire, sur le site Service-Public
CNILPlainte en cas d’utilisation abusive de vos données personnelles
En cas de piratage, changez d’abord le mot de passe de votre messagerie depuis un appareil sain : c’est par elle que l’on réinitialise tous les autres comptes.

Voir aussi nos guides arnaques et phishing, usurpation d’identité et Wi-Fi et objets connectés.

4Tester la solidité d’un mot de passe

Combien de temps pour le deviner ?

Indiquez sa longueur et les caractères utilisés. Ne saisissez jamais votre vrai mot de passe sur un site.

Temps pour le trouver—attaque par ordinateur puissant
Solidité——

Ce calcul suppose un mot de passe tiré au hasard. Un mot du dictionnaire, un prénom ou une date de naissance se devinent beaucoup plus vite. Une phrase de passe de quatre ou cinq mots sans rapport entre eux est à la fois solide et facile à retenir.

5Reconnaître une arnaque

  1. L’urgence : « votre compte sera bloqué », « colis en attente » ; la pression est le signe principal.
  2. Le lien : l’adresse du site ne correspond pas exactement à celle de l’organisme.
  3. La demande : un code, un mot de passe ou une validation de paiement, qu’aucun organisme sérieux ne réclame.
  4. Le bon réflexe : ne pas cliquer, et se connecter soi-même au site officiel ou appeler le numéro habituel.

6En cas de piratage

Isoler

Déconnectez l’appareil d’internet s’il est infecté.

Changer les mots de passe

Depuis un autre appareil sain, en commençant par la messagerie et la banque.

Prévenir la banque

Faites opposition au moindre paiement suspect.

Porter plainte

La plateforme 17Cyber et cybermalveillance.gouv.fr vous guident.

7Questions fréquentes

Le Wi-Fi public est-il dangereux ?

Il est moins sûr qu’un réseau privé. Évitez d’y consulter vos comptes bancaires, ou utilisez le partage de connexion de votre téléphone.

Comment protéger les enfants en ligne ?

Le contrôle parental des appareils et de la box limite les contenus et le temps d’écran. Surtout, parlez avec eux des risques et des arnaques.

Les objets connectés de la maison sont-ils à risque ?

Oui, s’ils gardent leur mot de passe d’usine. Changez-le à l’installation et faites les mises à jour, notamment pour les caméras et l’alarme.

Faut-il payer un antivirus ?

Pas nécessairement. La protection intégrée aux systèmes récents arrête les menaces courantes. Une suite payante apporte surtout des services annexes : VPN, contrôle parental, surveillance de fuites de données.

Un Mac ou un téléphone peut-il être piraté ?

Oui. Les logiciels malveillants y sont plus rares, mais l’hameçonnage vise l’utilisateur, quel que soit l’appareil. Les mêmes réflexes s’appliquent.

À retenir

  • Un mot de passe unique et long pour chaque compte.
  • La double authentification bloque la plupart des piratages.
  • Des sauvegardes régulières protègent contre les rançongiciels.
  • Face à l’urgence, ne cliquez pas : vérifiez par vous-même.
  • Mises à jour automatiques et double authentification écartent l’essentiel du risque.
  • En cas de doute ou d’attaque : 17Cyber, ouvert 24 h/24.

Pour aller plus loin